Vidala

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Mention photographe : © Gérard Frey

Mention photographe : © stefanrodgall

Résistances, fraternité, égalité, solidarité volupté, unité... Música.
Vidala, milonga, chacarera, rasguido, zamba, et tant d’autres rythmes de cœur,

tant de couleurs qui nous ramènent à notre mère la terre, à nos sœurs et frères,

bien au-delà de nos frontières imaginaires...

Riches d’importants parcours artistiques et pédagogiques à travers diverses formations et projets, les musiciens de VIDALA se réunissent en 2014 autour de leur attachement commun pour la musique sud-américaine, ses poètes et la “Nueva Canción” particulièrement dont ils découvrent chaque jour de nouveaux trésors, poursuivant ainsi depuis la France ce travail de collectage, de transformation et de transmission comme le firent Violeta Parra et tant d’autres en Amérique Latine. VIDALA (tirant son nom d’une forme musicale et poétique issue du folklore argentin, qui chante les grands espaces andins et l’intime des êtres qui les occupent) s’inspire donc de ces chants populaires issus du folklore sud-américain et de cette “Nueva Canción’ d’Amérique Latine.

 

Avec les grands auteurs de la Nueva Canción, la poésie andine et la musique traditionnelle sud-américaine, la musique du peuple, se mêle alors à la critique sociale. Les mots dévoilent la beauté aride des paysages mais aussi les vies rudes et précaires des indiens, des ouvriers, des mineurs, des paysans et des descendants d’esclaves africains d’Amérique Latine.

 

Leur répertoire est de fait composé de morceaux d'auteurs et poètes tels que Atahualpa Yupanqui, Violeta Parra, ou Víctor Jara, Silvio Rodríguez, María Elena Walsh, Daniel Viglietti, Chabuca Granda, León Gieco, etc.... très reconnus dans leurs pays respectifs et dans le monde comme représentants de leurs cultures et comme témoins de l'histoire des travailleurs et de la démocratie (comme les mineurs en Bolivie/Chili, ou les ouvriers et paysans d'Argentine et du Pérou). Chacune des pièces de leur répertoire transmet un message, que ce soit de l'espoir ou des désillusions. Hommage aux opprimés qui sont à la fois si proches de la nature par leur travail mais qui malheureusement, par des oppressions politiques et économiques, en deviennent esclaves.

 

Depuis la sortie en 2015 de leur 1er album au nom éponyme de “Vidala”, le trio a connu plus de 150 représentations en France, Suisse et Jordanie, dans les grands théâtres et festivals comme dans les lieux les plus intimes, des médiathèques, des musées, des amphithéâtres d’établissements scolaires et autres espaces où, cette musique prend encore plus de sens auprès du public. Les musiciens du trio VIDALA ont été par ailleurs associés à la création “Heridas” de la Cie de danse Libertango proposée par la chorégraphe et danseuse argentine Sol Buffet-Casal dont la première a vu le jour en avril 2018 au Sémaphore d’Irigny.

 

L'année 2020 est riche en événements, à commencer par l'arrivée aux percussions et aux chœurs de Raphaèle Frey-Maibach et de Baptiste Romano aux percussions et chœurs en remplacement de Myriam Essayan partie cultiver d'autres jardins merveilleux loin de la musique. C'est enfin un 2ème album et un nouveau spectacle qui verront le jour en février 2021 avec la complicité de l'enseignante et chercheuse à l’université Lyon 2 Lumière d'origine cubaine Sandra Hernandez, d’Isabelle Bleton, enseignante responsable du département Littérature Argentine à l’ENS Lyon, et de la metteuse en scène Cécile Jacquemont, directrice de l'Auditorium de Villefranche- sur-Saône, puisant dans ce magnifique répertoire si actuel au regard de ce qu’il se passe en Amérique du Sud et dans le reste du monde.

 

Pour cette nouvelle création, c’est aussi à travers le prisme des voix et des voies des femmes de la "Nueva Canción" que le groupe décide d'explorer ce magnifique répertoire, « Voies de femmes », car lorsqu’on se penche sur les acteurs du mouvement, on constate le rôle majeur que ces femmes ont joué. Elles ont ainsi largement contribué à cette révolution culturelle et politique de manière très active, soit en tant qu’auteures (Violeta Parra, Chabuca Granda...), soit en tant qu’interprètes (Mercedes Sosa, Soledad Bravo, Susana Baca...), soit en tant qu’écrivaines (Alfonsina Storni, María Elena Walsh...). Elles sont également source d’inspiration pour les auteurs masculins phares de la Nueva Canción en tant que mères, militantes, travailleuses exploitées (María Landó, les Folles de la Place de Mai) ou par leur force, leur beauté et l’amour qu’elles inspirent, qui portent et transportent (Julio Cortázar).