Mention photographe : © MaxPixel

VIDALA et le Ciné documentaire

 

La composition du répertoire a été fortement inspirée par de nombreux documentaires que VIDALA aime proposer en projection avant ou après concert, en résonance avec le propos de la "Nueva Cancion". Croiser les regards, favoriser la découverte, développer le sens critique, susciter le débat et l'échange, sont au coeur de nos aspirations et de nos tournées.

 

"Tous les jours la nuit"

de Jean-Claude Wicky, 2009, 60mn - Film documentaire Suisse Bolivie

https://youtu.be/LAoZGa_9yz4 

 

Parmi ces documentaires, la réalisation de Jean Claude Wicky, « Tous les jours, la Nuit ». Jean Claude Wicky a suivi pendant 10 ans des mineurs Boliviens qui jour après jour descendent dans les mines à la recherche d'étain. Ils travaillent 24h/24h et souvent leur vie ne dépasse pas les 45 ans. Chaque jour, leur travail représente un danger et chaque jour leur compagne guette leur retour. Le gouvernement bolivien n'a jamais structuré le travail dans les mines et à l’are des nouvelles technologies, ces hommes n'ont quasi aucun revenu, aucune possibilité de se soigner, aucun moment de paix et de repos. Souvent, leurs enfants prennent le même chemin... c'est un calvaire qui se répète. Les témoignages recueillis par Jean Claude Wicky sont à la fois touchants  et révoltants et provoquent une réflexion profonde sur la condition des hommes dans certaines parties du monde. Certaines phrases, extraites de leurs témoignages résument parfaitement leurs conditions et font l'objet d'un recueil de photographies poignant qui porte le nom “Mineros” paru chez Actes Sud.

Le récit de la dignité des damnés de la terre. Un monde oublié dans les profondeurs des Andes boliviennes, riche en minerais de toutes sortes. Le photographe Jean-Claude Wicky prolonge son travail de photographie sur les mineurs boliviens par un film-documentaire. Mineurs et veuves de mineurs nous racontent leur quotidien. Le film aborde aussi des aspects historiques et sociaux et illustre la dure réalité des mineurs, leur dignité, leur fierté, leur culture et leurs traditions bien vivantes Mêlant séquences filmées et photos, le film entraîne les spectateurs dans les profondeurs de la terre, là où les mineurs affrontent la roche et s'en remettent au diable en personne, là où les poumons se calcinent, où les voix semblent venir du passé, où il y a plus de mots dans les regards que dans n'importe quelle voix, là où les corps dénudés sont des sculptures taillées par la vie mais où l'on devine déjà les veines de la mort. Un regard plein d'humanité sur un labeur qui en est dénué. 

Deux autres documentaires nous accompagneront désormais sur les routes :

Nostalgia de la luz / Nostalgie de la lumière

de Patricio Guzman, 2010,  90 mn - film documentaire franco-chilien

https://youtu.be/Uv00wJLE0XU

Au Chili, à trois mille mètres d'altitude, les astronomes venus du monde entier se rassemblent dans le désert d'Atacama pour observer les étoiles. Car la transparence du ciel est telle qu'elle permet de regarder jusqu'aux confins de l'univers. C'est aussi un lieu où la sécheresse du sol conserve intacts les restes humains : ceux des momies, des explorateurs et des mineurs. Mais aussi, les ossements des prisonniers politiques de la dictature. Tandis que les astronomes scrutent les galaxies les plus éloignées en quête d'une probable vie extraterrestre, au pied des observatoires, des femmes remuent les pierres, à la recherche de leurs parents disparus…

Rehje

de Anais Huerta et Raul Cuesta, 2009, 70 mn - Documentaire

https://youtu.be/PfI0qnb5GYk

 

Récompensé par plusieurs festivals internationaux, Ce documentaire raconte l’histoire de Rehje, une femme Mazahua. Après avoir vécu pendant quarante ans dans la ville de Mexico, elle retourne dans son village. Elle ne s’attendait pas aux conditions de vie des habitants de la communauté dans laquelle elle est née, mises à mal par le manque d’eau. Les réalisateurs explorent les problématiques de l’indianité, du statut de femme et de l’exode rural, qui s’imbriquent à travers l’histoire personnelle de Rehje.