Discographie Vidala

Mention photographe : © Hessen

Le 1er album de VIDALA est sorti en 2015, produit par le label indépendant C’est Pas Des Manières. Il contient 13 titres :

  • Te recuerdo Amanda (Víctor Jara - Chili)

  • Los hermanos (Atahualpa Yupanqui / Pablo del Cerro - Argentine) 

  • Alfonsina y el mar (Félix Luna / Ariel Ramírez - Argentine)

  • El poeta (Atahualpa Yupanqui - Argentine)

  • El payandé (Vicente Holguín - Colombie / Luis E. Albertini - Pérou) 

  • Como un pájaro libre (Adela Gleijer / Diana Reches - Uruguay) 

  • A desalambrar (Daniel Viglietti - Uruguay) 

  • Punay (Atahualpa Yupanqui - Argentine)  

  • Llegó con tres heridas (Miguel Hernández - Espagne /Joan Manuel Serrat)

  • Dos gardenias (Isolina Carrillo - Cuba)

  • De colores (traditionnel)

  • Gracias a la vida (Violeta Parra - Chili)

  • Vidala para mi sombra (Julio Santos Espinosa - Argentine)  

Le livret a fait l’objet d’un travail de traduction en français particulièrement minutieux avec la complicité de plusieurs personnalités des différents pays et cultures abordés afin de préserver le sens et l’intention de chaque mot des auteurs.

 

Un 2ème album verra le jour au printemps 2020. Et c'est à travers le prisme des "Chemins de femmes" du mouvement de la "Nueva Cancion" que nous allons penser ce nouveau voyage. « Chemins de femmes » ou « voies de femmes », car  par leur art et engagement, elles ont contribué à une révolution culturelle et politique de manière très active, soit en tant qu’auteures (Violeta Parra, María Elena Walsh, Amparo Ochoa...), soit en tant qu’interprètes (Mercedes Sosa, Chavela Vargas, Soledad Bravo, Lilia Vera …). Elles sont également source d’inspiration pour les auteurs et compositeurs masculins phares de la "Nueva Canción" en tant que mères, militantes, travailleuses exploitées (Víctor Jara, Félix Luna, Alfredo Zitarrosa, Silvio Rodriguez, Pablo Milanes, Atahualpa Yupanqui…) ou par leur force, leur beauté et l’amour qu’elles inspirent (Julio Cortázar, Pablo Neruda).

 

Ce 2ème opus sera également l'occasion de souligner à quel point les thèmes de ces chansons et de ces textes sont toujours d’actualité en Amérique Latine, Centrale et partout ailleurs. La Nueva Canción ne s’est pas arrêtée, elle est encore là aujourd’hui avec de jeunes auteures et auteurs qui s’en réclament, même si leur musique n’a plus grand chose de folklorique. La Nueva Canción est devenue une sorte de tradition, de matrice pour le chant social ou les revendications de liberté et de justice. Ainsi ces thèmes raisonnent aujourd’hui avec les revendications écologistes, les droits de l’homme, les problèmes économiques, politiques et les diverses crises qui secouent le système et la planète. Nous aspirons donc aussi mettre en musique des poèmes d’auteures plus anciennes qui ont inspiré la Nueva Canción telle que Alfonsina Storni, mais également des textes ou poèmes contemporains, jamais à ce jour mis en musique, qui croiseront aussi les thèmes de l’exil et de l’esclavage. C'est avec la complicité de Sandra Hernandez, enseignante du Département d’Etudes des Mondes Hispanophone et Lusophone et chercheuse au Laboratoire Langues et Cultures Européennes (aire espagnole) de l’Université Lyon 2.  Exilée cubaine, percussionniste alors que la pratique de cet instrument était alors interdite aux femmes, Sandra Hernandez intervient régulièrement dans des colloques nationaux et internationaux sur des questions d’héritages, de transposition, de réappropriation mais également de résistance et mémoire en Amérique du Sud. Ses connaissances ainsi partagées vont nous permettre d’aller plus loin encore dans cette exploration au coeur de la “Nueva Cancion”, d'hier, d'aujourd'hui et de demain.